Qui t’a formé ?
C’est la question légitime que l’on peut poser à tout praticien ou tout enseignant de l’acupuncture, surtout s’il se prévaut de la Tradition.
Et s’il est traditionnel, il se situera sans difficulté dans une mouvance liée certes à un grand nom connu, mais en mentionnant par qui il a reçu l’initiation.
S’il ne fait pas cela, de par son comportement, de fait, il se situe hors de la Tradition.
Il y a quelques jours on me parlait d’un praticien qui aurait été formé par un maître (forcément …) chinois. Et cela sans mentionner l’enseignant occidental qui fut le transmetteur. Ce dernier étant décédé, il ne revendiquera rien. Exit donc le souvenir d’un pionnier.
Hier c’était sur un site internet. L’enseignant y affirme avoir rencontré (sans doute par hasard) la philosophie chinoise et se réfère à (feu) son maître anglais. Ce maître il le rencontra au cours des quelques jours de stage annuel organisé par son professeur français. Mais ce dernier n’est pas mentionné ….
Autant dans ces deux cas se référer à Hoang Ti, l’empereur légendaire de l’acupuncture traditionnelle, ancienne et véritable !
Franchement, pourquoi l’égo refuse-t-il simplement de rendre à César ce qui appartient à César ?
Est-ce se dévaloriser que d’admettre que l’on a reçu l’initiation de quelqu’un d’autre qu’un « Grand Maître chinois ou décédé » ? Et d’ailleurs qu’est-ce qu’un « Grand Maître » ? En d’autres termes pourquoi cette absence d’honnêteté intellectuelle concernant le maillon français ? S’agit-il du phénomène d’auto-dépréciation actuel de tout ce qui est français par les français ?
Il existe une éthique comportementale lorsque l’on se réfère à la Tradition. Ne pas la respecter ne valorise personne.
