Selon la Tradition transmise par ce qui deviendra beaucoup plus tard la Chine (le mot «Chine» vient seulement de la dynastie Qin – 221), il y a “le Ciel Antérieur” (Xian Tian) et “le Ciel Postérieur” (Hou Tian). Que devons-nous entendre par ces expressions ? Selon toute logique, le “Ciel Antérieur” est ce qui préexiste au “Ciel Postérieur” de notre existence… C’est difficile à comprendre, mais le «Ciel Antérieur» est ce qui n’a pas d’existence eu égard à notre regard limité au seul ”Ciel Postérieur”, celui où se déroule notre existence. C’est pourquoi certains assimilent le “Ciel Antérieur” à Dieu. Quant à nous, nous en lierons la compréhension tout simplement à la «Vie», considérée en l’occurrence comme le Principe qui organise et propulse la manifestation du “Ciel Postérieur”. Nous n’entrerons pas davantage dans ces discussions casuistiques, sauf à savoir que la vie en tant que principe ne nous est perceptible que par sa manifestation et il ne faut pas confondre la manifestation vitale avec la vie, comme on ne peut confondre la musique que l’on entend avec l’intention du musicien. L’une ne fait que témoigner de l’existence de l’autre. C’est par la compréhension de ce qui précède que nous pouvons affirmer que la santé autant que la maladie ne sont que des efforts de la vie pour se maintenir et se développer conformément à son plan initial de perpétuation tous azimuts. Ainsi donc, quand on est malade, cela signifie que la vie en nous mobilise le Qi pour maintenir au mieux notre potentiel vital. La maladie de ce fait est la voie choisie par la vie. La maladie est remédiante, elle n’est pas à combattre en tant que telle, sinon cela signifierait qu’il faudrait combattre la vie. Et lorsque la Tradition parle de la cause unique des maladies, «l’ignorance de notre propre nature», c’est à ce qui précède qu’elle se réfère. Par contre, ce qu’il faut déterminer, ce sont les circonstances du déséquilibre à l’origine de cet effort de la vie appelé maladie. Ces circonstances sont d’ordre divers : alimentation défectueuse en quantité et qualité, vie déréglée, respiration et mouvements carentiels etc. Ces circonstances perturbent le bon fonctionnement du Qi animé par la vie. Cela produit un affaiblissement du Qi, qui n’est plus à même de maintenir une bonne homéostasie, et qui pour parer au plus pressé, laisse l’encrassement du Tan Yin s’installer. La présence du Tan Yin n’est pas supportable au bon équilibre du Qi. Lorsque ce dernier est suffisamment correct et puissant, il élimine le Tan Yin. Cela s’apparente aux maladies aiguës. Selon le foyer d’élimination (foyer supérieur et peau, foyer moyen ou foyer inférieur) l’effort de santé sera étiqueté d’un nom de maladie en «ite». L’erreur serait de vouloir contrarier l’effort remédiant du Qi, en particulier par les poisons de la pharmacopée, ce que dénonçait déjà en son temps l’Empereur Hoang Di. Informer les points cutanés, à l’aide d’aiguilles, de moxas ou simplement d’un doigt, laisse par contre au Qi une possibilité d’utilisation des stimulations proposées, sans risque d’entraver le processus d’auto-restauration. Les maladies dites chroniques voire dégénératives signifient simplement que le Qi est affaibli ou épuisé, et n’a plus d’autres capacités que de s’adapter au mieux du pire. Mais nous devons insister sur ce point fondamental : l’auto-restauration sera toujours limitée par le maintient des habitudes néfastes. Ne pas corriger ce qui est à l’origine de l’affaiblissement du Qi et de l’encrassement par le Tan Yin, est de l’anti-médecine. C’est malheureusement ce qui est négligé par beaucoup de praticiens et de thérapeutiques «miracles».
Les fondements de la médecine traditionnelle orientale
Publié septembre 30, 2010 Uncategorized Laissez un commentaireHistoire à méditer
Publié avril 23, 2010 acupuncture traditionnelle , cinq éléments , formation acupuncture , tradition Laissez un commentaireLa restauration appartient tant à l’art de la cuisine (préparation des plats), qu’à l’art de recevoir et de gérer.
Les restaurants sont une institution dans notre pays. Cela va du restaurant traditionnel au restaurant exotique en passant par les crêperies et autres saladeries.
C’est pourquoi, lorsqu’il installa son «omeletterie”, il ne pensait pas que cela gênerait quiconque.
La préparation de l’omelette était plus qu’un savoir-faire familial. Depuis des lustres, la famille «élargie» se réunissait pour un concours de dégustation et élire la meilleure omelette de l’année. Certains se souviennent encore de la fameuse omelette aux girolles qui se fit détrôner par l’omelette au cresson, qui elle même fut remplacée par l’omelette au pistou.
Un jour, dans un recoin du journal officiel, à une époque où le pays était occupé par les nazis, une loi apparut, qui révolutionna le monde de la restauration : un «conseil national de l’ordre des cuisiniers» était instauré qui obligeait désormais à ne pouvoir exercer l’art culinaire que muni de diplômes précis.
Aux quelques heures suffisantes pour acquérir l’art de l’omelette sur une période de quelques week-ends passés en famille, il faudrait désormais se plier à une intense, longue et coûteuse formation et passer des examens
- sur l’histoire de la cuisine
- Sur les législations en vigueur dans le pays
- Sur la gestion d’une cuisine
- Sur la biochimie des aliments
- Sur les valeurs caloriques comparées
- Sur la traçabilité de l’origine des produits
- Sur les divers mode de cuisson
- Sur les types de poêles ou casseroles
- La liste est trop longue et vous lasserait, aussi je ne l’énumérerai pas jusqu’au bout
Bref, autant de thèmes qui n’évoquaient en rien les subtilités de l’art de l’omelette enseigné depuis des générations.
Une spécialité était cependant possible : devenir cuisinier à orientation omeletterie sans réels travaux pratiques !
Désormais, fabriquer les omelettes de jadis sans le diplôme requis devenait passible d’exercice illégal de la cuisine. Sur simple dénonciation,c’était l’engrenage de la gendarmerie, du juge d’instruction, de la mise en examen, puis du tribunal… Amende à la clé et possibilité d’emprisonnement !
Il fut dénoncé, inquiété, interrogé, fouillé, jugé et bien sûr condamné …
Son choix devenait alors simple :
- soit cesser son activité et priver les fines bouches du plaisir de ses omelettes,
- soit demeurer dans le nouveau statut que la société venait de lui octroyer : «transgresseur patenté».
Il comprit qu’une société sans transgression perd son peu de liberté et pour éviter au pays ce qui arrive à tout moteur sans «jeu», à savoir qu’il se grippe rapidement, il s’installa davantage encore dans la transgression.
Non seulement il continua à préparer les omelettes, mais il écrivit des livres pour que nul n’ignore les recettes. Surtout il enseigna la pratique afin que rien ne disparaisse.
On lui dit qu’il risquait gros. Parfois il sentait peser sur lui les menaces. Mais il ne pouvait se soustraire à son rôle de transgresseur. Et cela au nom de la liberté, et pour la liberté.
Aujourd’hui en France, pour avoir le droit d’aider une personne, et stimuler des points cutanés à l’aide d’aiguilles, de moxas, d’aimants, d’huiles essentielles, de massage ou de simple contact vital, il faut être médecin, à orientation acupuncture.
Il y a aussi des gens qui ne veulent pas devenir médecin. A ceux là certaines “écoles” leur proposent de s’astreindre à des heures d’études sur des thèmes qui certes ont à voir avec la médecine conventionnelle, mais surtout pas avec la santé selon la Tradition “médicale” que la Chine Antique nous transmit vaille que vaille.
Restent les quelques “transgresseurs” qui continuent d’enseigner la Tradition sans singer ni les médecins conventionnels, ni les médecins chinois modernes (modèle 1958).
Qui t’a formé ?
C’est la question légitime que l’on peut poser à tout praticien ou tout enseignant de l’acupuncture, surtout s’il se prévaut de la Tradition.
Et s’il est traditionnel, il se situera sans difficulté dans une mouvance liée certes à un grand nom connu, mais en mentionnant par qui il a reçu l’initiation.
S’il ne fait pas cela, de par son comportement, de fait, il se situe hors de la Tradition.
Il y a quelques jours on me parlait d’un praticien qui aurait été formé par un maître (forcément …) chinois. Et cela sans mentionner l’enseignant occidental qui fut le transmetteur. Ce dernier étant décédé, il ne revendiquera rien. Exit donc le souvenir d’un pionnier.
Hier c’était sur un site internet. L’enseignant y affirme avoir rencontré (sans doute par hasard) la philosophie chinoise et se réfère à (feu) son maître anglais. Ce maître il le rencontra au cours des quelques jours de stage annuel organisé par son professeur français. Mais ce dernier n’est pas mentionné ….
Autant dans ces deux cas se référer à Hoang Ti, l’empereur légendaire de l’acupuncture traditionnelle, ancienne et véritable !
Franchement, pourquoi l’égo refuse-t-il simplement de rendre à César ce qui appartient à César ?
Est-ce se dévaloriser que d’admettre que l’on a reçu l’initiation de quelqu’un d’autre qu’un « Grand Maître chinois ou décédé » ? Et d’ailleurs qu’est-ce qu’un « Grand Maître » ? En d’autres termes pourquoi cette absence d’honnêteté intellectuelle concernant le maillon français ? S’agit-il du phénomène d’auto-dépréciation actuel de tout ce qui est français par les français ?
Il existe une éthique comportementale lorsque l’on se réfère à la Tradition. Ne pas la respecter ne valorise personne.
Bonjour Monsieur Laurent,
J’ai une formation de réflexologie plantaire, pour ce faire, je n’utilise que mes mains comme outils de travail, et il me suffit de ma responsabilité civile pour pratiquer sur autrui;
J’aimerais me former en acupuncture, cependant, il me vient une question : du fait d’employer des aiguilles, de quel régime d’assurance cela relève-t-il ?
Merci de votre lumière à ce propos
B.G.
La législation française n’autorise la pratique de l’acupuncture (et donc des aiguilles) qu’aux seuls docteurs en médecine. Certes la réalité quotidienne est autre, mais c’est la loi (en France tout au moins). C’est pourquoi toute assurance qui prétendrait ne pas en tenir compte, ne fonctionnerait pas en cas de problème, sauf si cela est exprimé noir sur blanc, et je doute qu’un contrat mentionne une telle clause, car je doute de sa légalité. Cela pourrait être évoqué avec un juriste.
Si vous pratiquez l’acupuncture sans être médecin vous vous situez de fait dans la transgression.
Personnellement je fais l’éloge de la transgression, parce que dans ce domaine, la loi française est inique et qu’il faut espérer qu’elle change un jour…
Tout ce que l’on peut vous raconter pour vous vendre une assurance, tout ce que vous avez envie de croire pour vous sentir “légale”, n’a à ce jour aucune valeur.
Si votre vocation est de soigner, vous devez le faire pour devenir une personne heureuse.
Si votre vocation est d’utiliser l’acupuncture, faîtes le (avec compétence évidemment), mais ne cherchez pas à être confortée par le système. Ou alors faîtes “médecine”, perdez votre temps avec des études qui ne vous conviennent pas, et risquez les frustrations.
Sinon militez pour que la loi change ! Prenez des risques, engagez-vous résolument sur la voie de la transgression.
CONVERGENCES DE LA TRADITION ET DE LA SCIENCE MODERNE
Publié décembre 8, 2009 Uncategorized Laissez un commentaireTags:acupuncture, médecine, médecine traditionnelle chinoise, science, tradition
Pour la Tradition, y-a-t-il 4 ou 5 éléments ?
D’un côté on nous dit : le feu, l’eau, la terre et l‘air.
De l’autre : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.
4, 5, et pourquoi pas 6, 7 ou 8 ….
S’agit-il d’une vision simple primitive du monde ? Et dans ce cas, quel intérêt y trouverions-nous en ce 21ème siècle ?
Je vous propose une réflexion à partir d’une expérience que chacun peut réaliser : la coupe d’un fruit.
Considérons une pomme, ou un kaki ou n’importe quel autre fruit … Dans son intégralité, il représente le réel.

Toute coupe du fruit consiste à en découvrir la structure.
La manière de couper le fruit, n’est pas anodine dans le résultat. Voyez plutôt ! La coupe de la pomme ou du kaki montre pour chaque moitié deux portions. L’analyse du réel par 4 semble donc probante.
L’analyse de la totalité du réel par 4, ce sont pour les anciens les «4 éléments», et pour les modernes (la «science» diraient certains) les 4 forces qui gouvernent l’univers : force de gravitation, force électromagnérique, force d’interaction faible, force d’interaction forte.
Mais il peut exister une autre approche avec une autre coupe. Par l’axe équatorial du fruit
Et qu’est-ce que cela donne ? Une autre approche du réel. Non plus par 2 et 2, mais par 2 et 5. Pour la pomme ! Ou par 8, pour le kaki.
Le problème, voyez-vous, ce serait de s’enfermer dans une seule vision du monde et de se fixer sur un seul mode du rendu compte du réel.
La Tradition ne nous enferme pas. Elle nous permet de dépasser les apparences, d’être en mesure de réfléchir par «2», par «4», par 5, par «8» etc tout en conservant sa référence à la totalité et à sa permanence. C’est ce que symbolise le nombre “1″ de la Tradition.
Les religions qui sont toutes issues de la Tradition, se réfèrent aussi au «1», qu’elles appellent Dieu, Allah ou Jehowa. Ce «1» qui par essence ne peut être appréhendé dans sa totalité, certaines religions en proposent alors l’approche par le nombre «3», d’autres par les «99» attributs ou qualités de Dieu … Mais ne s’agirait-il pas plutôt d’attirer la réflexion sur la multiplicité des approches possibles ?
Celle des théories scientifiques comme “le dédoublement du temps et les ouvertures temporelles” de Jean-Pierre GARNIER-MALET, ou celle de la théorie mathématique des cordes par exemple.
Cher Monsieur,
Nous sommes déjà entrés en contact il y a assez longtemps, certainement dans les années 90 quand j’étais une acupunctrice très débutante et je vous ai écrit à propos de vos livres, de mon système d’apprentissage des points de 5 éléments et vous m’avez gentillement répondu.
Actuellement, je suis toujours débutante en face de ces trésors que représente la médecine chinoise mais j’ai commencé à “rembourser” ce que j’ai reçu et je participe à la création d’un Centre des arts de santé en Pologne, même si je vis en Suède. Ce centre accueille Elisabeth Rochat; depuis 12 ans, à ma plus grande joie, je suis sa traductrice atitrée à Varsovie.
J’ai beaucoup aimé votre attitude ouverte et vos idées concernant l’enseignement (je suis prof de français depuis 40 ans et très sensible à la pédagogie en général et l’enseignement de la médecine en particulier).
J’aurais envie de traduire certains de vos articles en polonais pour les placer sur notre site Centrumsztukzdrowotnych.pl. Qu’en pensez-vous? Bien sûr je vous informerais de mon choix et du temps. Nous avons un chapitre avec des articles et livres qu’on recommande où on mettrait vos textes, si vous nous le permettez.
En attendant votre réponse, je vous prie d’accepter mes meilleurs sentiments. Yaga Sosnowska
Yaga Sosnowska,
Bien entendu, vous pouvez traduire, car la Tradition ne m’appartient pas et se doit ‘être diffusée le plus possible.
Faîtes donc au mieux, et tenez moi informé.
Daniel LAURENT
Lire le journal c’est rencontrer souvent des informations ayant le goût du «déjà-lu». Ce dont je vais vous parler est une nouvelle récurrente dans la presse quotidienne. Il n’y a pas un mois ou une année sans que l’on entende parler d’un médicament retiré de la circulation pour cause de dangerosité. Et à chacun de s’extasier devant la sagacité médicale démontrant sa capacité à traquer les causes et sources de maladies jusque dans les recoins des pharmacies. Ainsi aujourd’hui dans Ouest-France du 7 Décembre 2009, nous apprenons qu’une équipe de médecins du CHU de Brest a apporté la preuve de la dangerosité inacceptable d’un anti-diabétique appelé Médiator (pourtant en vente depuis 1976 !!!), et l’article de nous décrire les difficultés et les embûches rencontrées par cette équipe médicale, véritable parcours du combattant, pour apporter les preuves nécessaires.
Personnellement ce n’est ce parcours du combattant qui retient mon attention, mais bien plutôt pourquoi et comment une fois de plus une autorisation de mise sur le marché (AMM) a été accordée et surtout maintenue. En effet, officiellement, tous les médicaments sont testés, largement testés, avant d’être autorisés. Et si quelques trente trois années plus tard, dans le cas de celui-ci, on apprend qu’il y avait jusqu’à, selon l’article, 1000 à 2000 cas de complications par an, c’est plutôt inquiétant pour les autres médicaments … D’autant que, toujours selon l’article cité, ce médicament était déjà suspecté d’être toxique depuis dix ans !
Qui, après cela, peut être sûr de la garantie des AMM ?
Les médecins qui savent principalement du médicament ce que les commerciaux des labos leur procurent comme documentation ?
Aujourd’hui on nous affirme, par exemple, que tel vaccin ne présente aucun danger, que les quelques mois ou quelques semaines d’expérimentation suffisent largement. Que, bien sûr, il ne s’agit pas de problème commercial, mais de santé publique ! Mais n’était-ce pas le cas aussi, et même en plus expérimenté, du Médiator ? Que l’on ne vienne pas me dire que le problème de ce médicament relève de l’exceptionnel. La lecture des journaux, je l’ai déjà dit, prouve le contraire.
Mais alors, tous les médicaments sont-ils à rejeter ?
Dans l’absolu tout ce qui ne convient pas à la santé, tout ce qui est poison devrait effectivement être à rejeter.
Dans le relatif de notre vie, il convient d’être plus mesuré.
A condition de savoir, comme l’indique la Charte de la Santé selon la Tradition, qu’un médicament reste un poison et que seule la vie est agissante. Nous devons toujours mettre en adéquation l’intérêt que peut retirer le corps (seul agissant) en chassant le poison-médicament, au regard des inconvénients et dangers qu’il procure.
Pour comprendre notre point de vue, prenons un exemple qui n’a rien à voir avec la santé. Imaginez qu’une personne soit sur le point de chuter d’une hauteur de plusieurs mètres. Si pour la rattraper votre geste ou votre action lui casse un bras, ce sera de toute façon moins grave pour elle que se ratatiner quelques mètres plus bas. Maintenant si cette personne est en train simplement de trébucher de sa propre hauteur au sol, et que l’on n’est pas encore sûr qu’elle puisse se rattraper d’elle-même, si pour empêcher la chute “éventuelle”, l’action est de lui casser le bras, cela ne dépasse t-il pas l’intérêt envisagé ?
Il en est de même pour les médicaments. Il existe sans doute des cas très particuliers où administrer un poison conduit l’organisme à régler l’un de ses problèmes du moment. Si aucune autre solution n’est possible et malgré la dangerosité de tout poison, alors effectivement pourquoi pas ? Mais ce pourquoi pas doit être envisagé avec beaucoup, beaucoup de compétence et de sagacité.
Rappelons le but de la charte de la santé :
Permettre au praticien comme au consultant de situer l’exercice des pratiques médicales au regard de la Tradition, quelle que soit la formation d’origine.
Le “médiator” d’aujourd’hui (je n’ose pas penser aux autres à venir), est pour nous l’occasion d’exercer notre vigilance et notre sagacité sur les vertus réelles et supposées des produits inorganiques (médicaments ou compléments alimentaires) que nous consommons peut-être sans trop nous poser de questions, jusqu’au jour où …
Pour une charte de la santé selon la Tradition
Publié novembre 24, 2009 Uncategorized Laissez un commentaireÉdictée par le compagnonnage des métiers de la santé
Le but
Permettre au praticien comme au consultant de situer l’exercice des pratiques médicales au regard de la Tradition, quelle que soit la formation d’origine.
La Tradition
Nous entendons la Tradition comme la transmission ininterrompue depuis l’origine, par le Verbe, le symbole ou l’exemplarité, de l’évidence fondatrice. Cette évidence permet tant l’interprétation pertinente des phénomènes vitaux, que l’orientation des comportements visant la santé.
Principe et cosmogonie
Pour la Tradition la vie découle du «Souffle Originel» à l’origine de notre univers. Ce principe a sous-tendu la cosmogonie de toutes les civilisations. C’est la «Psuché» de la Grèce Antique, le «Prâna» de l’Inde, le «Qi» de la Chine, le «Mana» de la Polynésie, le «Mawu» de l’Afrique, ou plus récemment le «Flux Vital» de l’Occident. Ce « Flux Vital », irréductible aux seuls phénomènes physico-chimiques rend la matière inanimée, vivante, organisée, et capable de se restaurer. Ce «Flux Vital» s’exprime concrètement au niveau biologique selon deux modalités complémentaires indissociables
- l’une qui produit et quantifie,
- l’autre qui maintient et qualifie.
Ces deux modalités se nomment dans d’autres cultures traditionnelles :
- « Solve » et «Coagula» (alchimie occidentale),
- «Ha et Tha» (Inde),
- «Yang et Yin» (Chine).
Au niveau du microcosme, ce « Flux Vital » anime la matière selon le double aspect corpusculaire et ondulatoire, sachant que tout corpuscule peut être lui-même considéré comme une onde et inversement. Ainsi, en langage moderne nous dirons que
- le versant matériel des corps en vie se révèle dans l’organique,
- l’aspect ondulatoire s’exprime dans le fonctionnel,
- les deux s’articulant dans le physiologique.
La conscience, elle, relève directement du «Souffle Originel».
La Santé
Selon l’OMS, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité». Selon la Tradition, « la santé est un état d’harmonie psychologique, organique et fonctionnelle, maintenu par la capacité permanente d’auto-organisation et d’auto-restauration inhérente à la vie ».
Doctrine et lois
La Tradition fonde notre doctrine qui s’exprime en un ensemble de lois dont voici les sept principales :
1- Loi de perpétuation
La Tradition se garde bien de définir le but de la vie, mais elle énonce son expression universelle qui se traduit par la loi de perpétuation. Cette loi s’épanouit en plusieurs directions, du particulier au collectif, du biologique au spirituel. Cela est conforme à tous les enseignements de la Tradition selon lequel le «Souffle Originel», dès l’instant créateur, s’empare du monde inanimé et l’organise en diverses directions, avec la capacité d’abandonner une direction au profit d’une autre. Le « Souffle Originel » organise l’expression vitale par expériences diverses, concomitantes ou successives. C’est ainsi que des espèces peuvent disparaître et d’autres se révéler mieux adaptées.
2- Loi d’action
La vie seule, par le «flux vital», est agissante sur la matière inanimée. Jamais l’inverse. Cette loi conforte le toucher du praticien et son intention guérisseuse. Elle interroge sur ce qui est agissant du remède inorganique et du patient.
3- Loi d’unité
Santé et maladie sont deux aspects biologiques, opposés et complémentaires d’une même globalité. La maladie n’est donc que l’aspect remédiant de la santé. Cela explique pourquoi il est vain de considérer la maladie comme une entité malfaisante à détruire.
4- Loi de compensation et d’adaptation
Cette loi fait suite à la précédente. Elle établit que chaque niveau de maladie est la réponse la plus adéquate à la dégradation de l’état de santé. Cette loi permet le pronostic.
5- Loi des cycles
Toutes les manifestations vitales y compris les manifestations morbides, répondent à la programmation du déroulement cyclique. Cette loi est en permanence mise en évidence dans l’observation du déroulement des maladies, et dans la loi de guérison.
6- Loi de causalités, d’effets et de rétroaction
Cette loi permet d’une part de comprendre que la suppression des effets nécessite la suppression des causes. Cela correspond à la médecine selon la Tradition. Quand, elle ne vise que la suppression des symptômes, il ne s’agit plus de médecine selon la Tradition. Cette loi permet aussi de comprendre l’homéostasie des cinq fonctions du «Flux Vital». Ces cinq fonctions sont : l’absorption, l’intégration, le rejet, le mouvement, et la chaleur. Cette loi est une illustration vitale du modèle moderne de cybernétique.
7- Loi de correspondance et d’analogie
Pour un organisme donné, l’expression vitale du tout se retrouve dans les parties. Cette loi fonde toutes les techniques de réflexologie.
Les pratiques
Ce n’est pas la technique médicale qui fait la Tradition, mais l’esprit et le contexte dans lesquels elle est utilisée et qui désignent l’acte, le traitement et le geste traditionnel. C’est pourquoi cette charte de la santé permet à chacun de situer concrètement les pratiques médicales au regard de la Tradition, et cela quelle que soit la formation d’origine du praticien.
Coucou Daniel,
J’ai une question pour un traitement, une patiente veut que je l’aide a accoucher plus rapidement (elle est a + ou – 5 jours du terme) mais j’arrive pas a lui provoquer de vraies contractions du col (j’ai déjà fait 2 séances). Qu’est ce que je peux lui faire comme points à part le 6Rt et le 4GI ? Les médecins veulent la mettre sous perfusions….
Merci pour tes renseignements.
A bientôt. Biz
Réponse
C’est la vie qui commande, pas le calendrier médical.
L’acuponcture n’est pas un substitut de médicament qui serait moins déséquilibrant. L’acuponcture est au service de la vie.
Il est incroyable que l’accouchement soit ainsi «pathologisé» parce que le «programme» serait divergent de quelques jours en plus ou en moins.
Si tu veux absolument «provoquer», cela est bien sûr possible … Mais cela signifie engager une action qui va à l’encontre de ce que veut la vie (sinon tes traitements auraient été tout se suite efficace, crois moi). Alors tu me demandes de te conseiller «hors éthique» ? Et pourquoi pas une transfusion pendant que tu y es
)) ?
Garde toujours confiance dans la vie, elle est le cadeau du Ciel Antérieur.
Daniel
Daniel,
Quand j’ai lu ta réponse pour l’accouchement, autant te dire que j’étais plus que mitigée…. Puis j’ai réfléchi, et…. j’ai compris beaucoup de choses. Du coup j’ai change mon fusil d’épaule avec ma patiente en lui expliquant et….. elle a accouché la nuit même!!! Comme quoi…. Du coup je te remercie beaucoup de continuer a me faire évoluer.
Ne t’en fait pas, je fais toujours confiance en la vie…. Et elle est belle la vie!!!
Je t’embrasse et merci de toujours être la pour moi.
Séjour à Ho Chi Minh Ville.
Je discutais ce matin avec mon ami le Docteur TRUONG Thin et je lui demandais ce qu’il pensait du battage fait à propos de la grippe A H1N1.
Sa réponse est intéressante.
«Il y a le battage et la grippe elle-même.
A propos du battage il est double : d’une part celui fait par les vendeurs de vaccin, et les pouvoirs publics qui ont peur pour leur image, d’autre part le battage fait par les groupements d’usagers potentiels. Dans les deux cas cela est fondé sur la peur : peur du virus pour les uns, peur du vaccin et parfois de la mise sous tutelle de leur liberté pour les autres. Mais peur. Et la peur devient alors un stress et attaque le système uro-génital qui est responsable de la résistance au stress et de l’immunité. Donc tout cela affaiblit l’état général et il faudra toujours tonifier les yang source du système uro-génital, en faisant des moxas sur le 23 V par exemple.
Quant à la grippe elle-même, qu’il s’agisse du A H1N1 ou demain d’un autre virus, il s’agit toujours d’une attaque d’origine externe liée au froid et au vent parfois aux deux et qui nécessite pour se développer une baisse de l’état général. Et j’ai déjà dit comment le relever.
Au niveau des cinq fonctions générales, que se passe-t-il en général lorsque la crise est là :
- Fièvre (parfois surinfection, de la rhinite, de la toux … ). C’est un feu augmenté
- Des hyper-sécrétions avec mucus respiratoire, des sueurs abondantes. C’est une terre augmentée
- Le malade n’a plus d’appétit. C’est un métal diminué
- Malgré la fièvre il y a parfois de la sensation de froideur interne, il y a perte de poids, l’état général est faible … C’est une eau diminuée
- Le malade est asthénique et passif. Le bois est diminué.
Il y a là les cinq fonctions générales qui sont perturbées, et selon la théorie que je développe (et que l’on peut lire dans le manuel de médecine chinoise asiatique), la fonction causale interne est ici l’eau diminuée. Et la cause externe c’est le froid.
La maladie étant une cause externe nous devons disperser le yin eau pour chasser la plénitude, et tonifier le yang eau et le yang source pour renforcer la résistance du corps.
Et cela se fait sur les méridiens perturbés. Les plus fréquents étant
- Méridien du Poumon
- Méridien du Ministre du Coeur
- Méridien du Rein
- Méridien de la VB (si le 20 VB est sensible)
- Méridien de la Vessie (si le 12 V est douloureux).
En cas de complication il faudra tonifier les yin feu
En cas de surinfection il faudra disperser les yang feu
Et l’on peut ajouter les points d’expérience comme les points fong s’ils sont douloureux.
En fait cela est classique. Les virus ont existé avant l’homme. Il y a des milliers d’années que l’on sait traiter ces affections. Bien sûr aujourd’hui, notre mode de vie affaiblit notre résistance, et plutôt que se remettre en cause, on préfère rechercher une solution miracle dans un laboratoire et tout le monde sait que cela est erroné comme raisonnement, et tout le monde a peur, et personne ne semble comprendre que c’est le mode de penser qui doit changer. Je propose que l’on ajoute tout cela sur le livre que nous écrivons en ce moment ».
Ce sera fait mon ami, et cela me permettra d’annoncer sa prochaine parution sur le site des 5 éléments.







